Un Cabo Verde plus propre : le recyclage peut aussi mobiliser la diaspora
CaboPlast a récupéré environ 80 tonnes de déchets plastiques depuis le début du fonctionnement de son unité de recyclage, en octobre 2025. L’entreprise renforce actuellement la collecte dans plusieurs îles du Cabo Verde. Selon des déclarations de son coordinateur du secteur du recyclage, Jimmy Brito, rapportées par le portail Balai, cinq presses pour plastique sont installées à São Vicente, Santo Antão, Boa Vista, Santiago et Fogo. Douze autres doivent être installées à Tarrafal et Santa Cruz, à Santiago. Le projet IslandPlas, auquel participe CaboPlast, concerne sept pays archipélagiques d’Afrique de l’Ouest.
CaboPlast travaille également avec des organisations non gouvernementales, des communes, des entreprises et des établissements scolaires. L’entreprise dispose d’environ 20 points de collecte dans plusieurs municipalités. À l’École de Miraflores, les élèves apportent le plastique récupéré chez eux. Quelque 111 kilos ont déjà été collectés. La capacité de l’unité de recyclage est estimée à 300 tonnes de plastique par mois, soit 3.600 tonnes par an. CaboPlast souhaite aussi produire de nouveaux articles à partir de plastique recyclé, notamment des fosses septiques et des conteneurs pour les déchets publics et hospitaliers.
Pour Jimmy Brito, le problème vient surtout du mauvais abandon du plastique dans la nature. Il a notamment évoqué une récente visite à Santa Luzia pour évaluer l’impact des déchets plastiques dans cette réserve naturelle. La question concerne donc directement la protection de l’environnement, mais aussi la qualité de vie des populations et l’image du Cabo Verde. Des îles plus propres et mieux protégées peuvent également contribuer à un tourisme plus durable. Balai rappelle ainsi, à travers les déclarations du responsable de CaboPlast, l’importance de renforcer toute la chaîne du recyclage dans le pays.
Pour la diaspora capverdienne au Luxembourg, cette expérience peut aussi être un point de départ pour réfléchir à des projets concrets. Soutenir le Cabo Verde ne signifie pas uniquement envoyer des fonds. Il peut aussi s’agir de partager des compétences, créer des partenariats, soutenir une école ou une association, aider à financer du matériel, accompagner une initiative locale ou mettre en relation des acteurs luxembourgeois et capverdiens. Des projets dans le recyclage, la propreté des villes et des plages, la protection des espaces naturels ou l’éducation à l’environnement pourraient avoir un impact direct sur les communautés. L’objectif est simple : contribuer, chacun à son niveau, à un Cabo Verde plus propre, plus durable et meilleur pour sa population, son environnement et son tourisme.
Photo : Tharushi Jayawardana / Pixabay
