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Le CLAE plaide pour une politique nationale en faveur de la vie associative et citoyenne

Le CLAE appelle à la mise en place d’une politique nationale des dynamiques associatives et citoyennes, estimant que les politiques actuelles ne répondent plus à l’évolution de la vie associative au Luxembourg. L’organisation rappelle que des milliers de personnes s’engagent chaque jour dans des associations, des collectifs ou des initiatives citoyennes. Elles renforcent les solidarités, créent du lien social et participent à la construction d’une société plus inclusive. Selon le CLAE, les politiques publiques de soutien à l’engagement restent principalement centrées sur le bénévolat, les associations locales et le secteur conventionné, sans refléter pleinement la diversité des formes d’engagement citoyen actuelles.

Le CLAE estime que la vie associative est devenue plus complexe en raison de l’augmentation des exigences administratives, juridiques, comptables et réglementaires. Cette évolution donne progressivement plus de place au gestionnaire qu’au militant engagé et risque d’écarter les personnes qui ne disposent pas du temps, des ressources ou des compétences nécessaires pour faire face à ces contraintes. L’organisation demande que les savoirs issus de l’expérience associative, de l’action collective et de l’engagement citoyen soient davantage reconnus et valorisés.

Le CLAE considère qu’une association est avant tout un espace de liberté où les citoyens se rassemblent autour d’un projet ou d’une cause commune. Il estime que la future politique nationale devrait soutenir toutes les formes d’engagement, au-delà des associations locales et du secteur conventionné, renforcer le pouvoir d’agir des citoyens, accompagner les initiatives issues de la société civile et favoriser la transmission de l’engagement aux jeunes générations. L’organisation demande également un meilleur accès aux équipements publics afin de permettre aux initiatives citoyennes de se développer dans un quartier, une ville, à l’échelle du pays ou même au-delà des frontières. Elle estime que cette politique pourrait constituer l’un des fondements d’un futur Ministère de la Citoyenneté.

Le CLAE souhaite enfin ouvrir un dialogue avec les pouvoirs publics afin de simplifier plusieurs démarches qui compliquent la vie des associations. L’organisation cite notamment les obligations liées aux statuts, les contraintes concernant les associations reconnues d’utilité publique, les relations avec le Registre de commerce et des sociétés ainsi que les difficultés pour ouvrir ou gérer un compte bancaire. Pour le CLAE, la simplification de ces démarches est indispensable afin d’alléger ce fardeau et de redonner du temps, de l’énergie et du pouvoir d’agir aux citoyens engagés.

Source : Communiqué officielle du CLAE